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vendredi 10 décembre 2010

Syndrome Immunodéficitaire Acquis (sida)


























  • Définition :
C'est le stade avancé et le plus sévère de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Il est caractérisé par une déficience du système immunitaire, qui facilite les infections par différents germes et l'apparition de certains cancers. Il s'agit essentiellement d'infections qui sont dites opportunistes, car elles atteignent peu, ou n'atteignent pas, les sujets dont l'immunité est normale.
L'altération des fonctions de défense immunitaire finit par entraîner le développement d'un syndrome clinique (ensemble des symptômes et des troubles décelés à l'examen par le médecin). Le sida, ou sida déclaré, est la forme majeure de cette déficience immunitaire.

Le sida est une grave infection transmissible, apparue récemment et due au VIH (virus de l'immunodéficience humaine) ; celui-ci s'attaque au système immunitaire, qui protège l'organisme de l'homme des agressions infectieuses de micro-organismes (bactéries, champignons, parasites). Le système immunitaire fonctionne grâce au concours de globules blancs spécialisés : les lymphocytes. La cible préférentielle du HIV est le lymphocyte de type CD4 ou T4, dont le rôle est de repérer les agresseurs et d'activer les autres lymphocytes tueurs, ainsi que les lymphocytes B producteurs d'anticorps.
Aujourd'hui, grâce à un traitement précoce et à une prévention des effets secondaires de la maladie (perte de poids, affaiblissement extrême, infections opportunistes), la personne séropositive peut vivre plus longtemps, avec une qualité de vie améliorée, tout en restant contaminée et potentiellement contaminante. La lutte contre le sida passe par la prévention, qui doit être menée à l'échelle mondiale.

  • Historique :


  • Depuis 1983, date de l'identification de la maladie, presque tous les pays ont déclaré des cas de sida, et l'épidémie est en progression constante dans le monde : en 1999, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) estimait à 33,6 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH (contre 22,6 millions en 1996), à 5,6 millions le nombre de personnes nouvellement infectées, tandis que le nombre total de décès depuis le début de l'épidémie dépasserait 16 millions. Ces chiffres sont approximatifs, étant donné le décalage entre la réalité de l'épidémie et les déclarations officielles, en particulier dans les pays où le système sanitaire est déficient. Le sida déclaré représente la face visible de l'épidémie, car en fait, il se passe une dizaine d'années entre la séropositivité et la maladie effective.
    L'épidémie du sida en Afrique subsaharienne est une tragédie; les moyens de dépistage et de traitement y font défaut et les politiques de prévention sont difficiles à évaluer. La maladie frappe surtout les jeunes adultes et les enfants. La situation est aussi préoccupante en Asie, qui concentre 50% de la population mondiale et 70% des cas de séropositivité.
    L'épidémie du sida a explosé au cours des dernières années dans les pays d'Europe de l'Est, principalement chez les toxicomanes. Le risque de l'extension de la maladie dans la population générale est imminent. Le programme commun des Nations unies sur le HIV (virus du sida) révèle que, jusqu'au milieu des années quatre-vingt-dix, la plupart des pays d'Europe de l'Est affichaient un taux de contamination par le HIV relativement faible. Actuellement, la contamination a été multipliée par 70 en Ukraine, pays le plus touché, où le nombre de cas est passé de 1 500 à 110 000. En Russie, on a enregistré 4 400 cas dans la seule année 1997. Devant un tel problème de santé publique, les 41 États européens ont décidé d'aligner les programmes au niveau européen

  • Le virus :


  • Le HIV-1, virus responsable du sida, a été découvert en 1983 par une équipe de virologistes de l'Institut Pasteur (Paris), dirigée par le professeur Luc Montagnier. Robert Gallo et Max Essex, chercheurs au National Cancer Institute de Bethesda (Maryland), ont découvert simultanément l'agent causal de la maladie, qu'ils ont baptisé HTLV-III. Les deux virus se sont révélés identiques.. Toutefois, Robert Gallo et son équipe ont mis en évidence le TCGF (T cell growth factor), appelé interleukine 2, qui a permis la mise en culture des lymphocytes T et a conduit à la découverte en 1978 du premier rétrovirus humain, le HTLV-1 (Human T lymphotropic virus 1), et en 1982 à celle du HTLV-2.
    • Particularités du virus :
    Classé dans le groupe des rétrovirus et le sous-groupe des lentivirus, le virus du sida possède un matériel génétique constitué d'ARN. La structure de son patrimoine génétique est différente de celle de la majorité des rétrovirus. En effet, en plus des gènes de structure communs aux autres rétrovirus (gag, pol et env), il possède 6 autres gènes (tat, rev, nef, pvu, vpr et vif), dont les produits ont un rôle régulateur. Le gène gag contient l'information nécessaire à la synthèse de glycoprotéines du virus. Le gène pol code pour des protéines nécessaires à la «rétrotranscription» du matériel génétique viral; il code en particulier pour une enzyme, la transcriptase reverse, capable de recopier l'ARN en ADN, phénomène indispensable à sa multiplication et à son intégration dans le génome des cellules. Le gène env code pour les protéines de l'enveloppe virale. L'équipe française du Dr Klatzman a démontré que le HIV a pour cible les lymphocytes CD4. Le virus peut infecter les macrophages, globules blancs qui alertent les T4, en cas de présence d'un corps étranger, en les utilisant comme réservoir.
    • Multiplication du virus :
     Comme tous les virus, le HIV est un parasite : il ne se reproduit qu'au sein d'une cellule hôte qu'il détruit. Le virus s'attache à la cellule cible (lymphocyte CD4) puis pénètre dans le cytoplasme. L'ARN viral, matériel génétique du HIV, est transcrit en ADN proviral grâce à l'enzyme spécifique : la transcriptase inverse. L'ADN proviral atteint le noyau de la cellule colonisée où il s'intègre à ses chromosomes et produit des milliers de copies d'ARN viral, dont les ARN messagers synthétisant les protéines virales qui, après un assemblage méticuleux, constitueront le virus complet. Ce dernier acquiert ses facultés infectieuses grâce à l'action d'une enzyme, la protéase, qui l'active en agissant sur une protéine de la coque virale. Parmi les virus produits par une cellule hôte, plusieurs sont imparfaits et par conséquent non infectieux. Pour se multiplier, le virus se réplique. L'infection à HIV est définitive et persistante, car la production de particules virales en plus ou moins grande quantité est continue.
    • Diversité du HIV :
     En l'état actuel des connaissances, on note une variabilité du HIV. Dès 1985, on a pu identifier deux types de virus, le HIV-1 et le HIV-2. Leur différence réside au niveau des séquences géniques. Le HIV-1 est le plus répandu dans le monde. L'analyse génétique distingue dans le HIV-1 deux groupes : le groupe M (pour majeur) et le groupe O (pour ouiller). Le groupe M du HIV-1 est divisé en huit sous-groupes de A à H. Comme il existe plusieurs configurations possibles de recombinaison, un individu peut être infecté par deux ou plusieurs souches à la fois. Le groupe O du HIV-1 a été isolé chez des patients originaires de certaines régions d'Afrique centrale.
    La situation thaïlandaise évoque deux épidémies parallèles, la première due au sous-type E, correspondant à une transmission par voie sexuelle, et la seconde due au sous-groupe B, correspondant à une transmission sanguine liée à une toxicomanie avec injection intraveineuse. Le HIV-2 peut également être typé en sous-groupes. On note qu'il est limité à l'Afrique de l'Ouest et qu'une proximité géographique avec les forêts tropicales et l'habitat de singes infectés par le lentivirus SIV (virus proche du HIV-2) conduit à se poser un certain nombre de questions sur l'origine épidémiologique de la maladie (interespèces). La variation antigénique soulève des points importants quant au typage des virus et à l'évaluation de la fréquence de recombinaison.
  • Symptômes :


  • Au fur et à mesure que le système immunitaire se dégrade, le corps devient alors moins capable de se défendre contre les infections, les parasites et les cellules cancéreuses. Les maladies infectieuses s'installent plus facilement et ce sont les symptômes de ces maladies-là qui sont le plus souvent les signes qui metteront sur la piste du sida la recherche des causes. La personne atteinte du sida pourra par exemple, développer une pneumonie ou avoir des infections aux champignons persistantes ou guérir plus difficilement d'infections sans gravité chez les autres. Certains types de cancer, dont le plus associé au sida est le sarcome de Kaposi pourront être chez d'autres une manifestation de la présence du virus du sida. Le sida est donc une maladie sournoise qui peut se développer pendant des années (trois à quinze) sans un symptôme particulier. Durant tout ce temps, seul un dépistage par l'analyse sanguine peut indiquer sa présence.
    Chez beaucoup de personnes, le premier signe de la progression de la maladie est un gonflement des ganglions lymphatiques qui dure plus de trois mois. Parmi les autres symptômes annonçant l'évolution de la maladie. on peut identifier la perte de poids, des fièvres et des sueurs nocturnes fréquentes, des mycoses persistantes ou fréquentes dans la gorge ou le vagin, des pertes de mémoire à court terme.

    Certaines personnes verront apparaître des éruptions répétées de boutons de herpès sur les muqueuses de la bouche, des organes sexuels ou de l'anus, alors que d'autres souffriront d'une inflammation très douloureuse des terminaisons nerveuses appelée “zona”.

  • Transmission :


  • Le HIV se transmet par les liquides biologiques, comme le sang et les sécrétions sexuelles.
    • Voie sanguine :
    La transfusion de sang total non chauffé constitue un vecteur majeur de transmission du virus. Les années 1980-1985 ont été marquées par des contaminations lors de transfusions de sang ou de dérivés sanguins destinés aux hémophiles. Depuis août 1985, les établissements transfusionnels ont obligation de pratiquer un dépistage des anticorps anti-HIV sur chaque don. Un entretien préalable d'un médecin et du donneur précède tout don de sang, de manière à exclure les sujets à risques. Aujourd'hui, sur chaque prélèvement sont pratiquées des analyses biologiques de dépistage, comme la mesure du taux de l'hémoglobine, le dépistage sérologique des maladies sexuellement transmissibles (HIV, hépatites B et C, syphilis), la recherche, obligatoire en France depuis 1991, des oncornavirus (HTLV-1 et HTLV-2), virus transformants qui peuvent induire le passage de cellules saines à l'état de cellules malignes. Ils sont liés à deux pathologies : certaines leucémies et des lymphomes de types T chez l'adulte. D'autres examens peuvent être pratiqués comme le dépistage du paludisme.
    L'inactivation virale des dérivés du plasma est systématique, elle permet d'éliminer les virus les plus infectieux qui auraient pu échapper aux contrôles du centre de transfusion.
    Le partage de seringue souillée par le sang d'une personne contaminée par le HIV (chez le toxicomane par voie intraveineuse) est une autre voie de transmission du virus par le sang.
    Une autre encore est la transmission professionnelle, au cours d'un accident de travail (piqûre, projection). Le risque de transmission par un objet contaminé est faible. Il existe pourtant, en particulier au sein des personnels des professions de santé, par simple piqûre ou plaie avec un instrument contaminé par le HIV. L'utilisation des brosses à dents, coupe-ongles, ciseaux, rasoirs des personnes contaminées comporte un risque, certes minime mais non négligeable, qui impose la prudence. Il en est de même pour les aiguilles utilisées pour l'acupuncture, le tatouage, les instruments de chirurgie dentaire. La stérilisation systématique et l'usage de matériel à usage unique devraient permettre de diminuer considérablement les risques de contamination.
    La transmission peut aussi se faire de mère à enfant au cours d'une grossesse. Lorsque la mère est séropositive, il existe un risque certain de transmission à l'enfant, qui se produit à la fin de la grossesse ou au moment de l'accouchement. Ce risque de contamination a baissé en quelques années grâce aux traitements préventifs suivis en cours de grossesse.
    • Voie sexuelle :
    - le sperme et le liquide séminal,
    - les sécrétions vaginales,
    - le sang menstruel chez la femme,
    - toute relation sexuelle (avec pénétration) non protégé, avec un partenaire de sérologie inconnue est potentiellement contaminante.
    • Dons de sperme et allaitement :
    Concernant le don de sperme, des précautions rigoureuses sont prises en France depuis 1992 dans les CECOS. Le sperme du donneur est mis en quarantaine : dans un premier temps, il est congelé, puis, six mois après le don, le donneur est convoqué pour subir de nouveaux tests de diagnostic des maladies sexuellement transmissibles (HIV, hépatites B et C, syphilis, infection à chlamydia). Le résultat de ces tests conditionne le don. Si le donneur est sain, le sperme est exploité pour une procréation médicalement assistée; dans le cas contraire, le sperme est détruit selon un protocole bien défini, écartant ainsi toute éventuelle contamination.
    La transmission du HIV est aussi possible par le lait (allaitement par une mère séropositive ou dons de lait).
    L'allaitement maternel est contre-indiqué en France pour un enfant né de mère séropositive. Les dons directs de lait d'une mère à un enfant qui n'est pas le sien sont, eux, interdits. Le lait maternel doit être distribué exclusivement par les lactariums. Les donneuses de lait sont sélectionnées (entretien et tests de dépistage obligatoires vis-à-vis du HIV). Le lait maternel est ensuite chauffé avant d'être distribué.
  • Prévention :


  • L'infection par le HIV pose un véritable problème de santé publique. Aujourd'hui, on dispose de nombreux moyens pour la combattre, en attendant la mise au point d'un vaccin. Mais la lutte contre cette maladie passe avant tout par la prévention et par une information rigoureuse. En effet, la prévention de l'infection constitue l'unique protection, car il n'existe ni vaccin ni traitement curatif. La prévention doit mettre en avant la nécessité de rapports sexuels protégés (usage du préservatif), la lutte contre la toxicomanie intraveineuse, le contrôle des produits biologiques, le traitement des femmes enceintes en cours de grossesse, la contre-indication de l'allaitement chez les femmes séropositives, la désinfection et la stérilisation du matériel médical souillé, l'utilisation généralisée de matériel à usage unique, le respect des règles d'hygiène. Le HIV est fragile, il ne résiste ni à la chaleur ni à l'air libre. Il est facilement détruit par l'eau de Javel diluée. Le risque professionnel est limité dans des conditions d'hygiène et de sécurité strictes.
    • Prévention on milieu soin :
    Les personnes exposées au risque de contamination par le HIV sont celles qui sont en contact avec les malades infectés ou avec leur sang et leurs liquides biologiques. Il s'agit du personnel soignant (infirmiers, techniciens de laboratoire, aides-soignants, sages-femmes, chirurgiens, chercheurs). Le risque est faible, car des mesures d'hygiène strictes sont définies à l'égard de tout malade, indépendamment du statut sérologique. Toutefois, la contamination peut avoir lieu lors de manipulation de matériel piquant et tranchant, lors d'un contact prolongé avec du sang si la peau présente des lésions, en cas de projections de liquide biologique dans l'œil ou la bouche. Le port d'une surblouse et de gants pour manipuler des produits potentiellement contaminants doit être suivi d'un lavage des mains.
  • Moyens curatifs :


  • Le traitement vise à prendre en charge le malade d'une manière globale : état psychologique (relation entre stress et immunité), état physique (lutte contre la perte excessive de poids), état nutritionnel, lutte contre le virus. Les infections opportunistes font l'objet d'une prévention, les autres infections doivent être traitées efficacement et faire l'objet d'une prévention secondaire pour éviter les rechutes. Enfin, il faut gérer le problème de la douleur et celui de l'immuno-restauration.
    Les thérapeutiques actuellement mises en place ne permettent pas encore, dans la majorité des cas, de guérir la maladie mais retardent et préviennent ses complications et visent aussi à préserver la qualité de vie du malade. Il existe deux types de traitements : ceux qui visent à prévenir les infections opportunistes et les tumeurs, et ceux qui agissent sur la production virale et la situation immunitaire.
    Les traitements contre les infections opportunistes qui découlent de l'effondrement immunitaire sont utilisés à titre préventif et curatif.
    Contre les infections, on utilise antibiotiques, antimycosiques, antiparasitaires et antiviraux. Ces médicaments ne sont pas toujours bien supportés, les rechutes sont fréquentes et des traitements d'entretien sont préconisés. Contre les tumeurs, on fait appel à la chimiothérapie et à la radiothérapie.
    L'évolution du traitement du sida a été marquée par trois dates : 1987, 1995 et 1996.
    En 1987, l'AZT en monothérapie a permis de diminuer le nombre de décès et la survenue des infections opportunistes mais a atteint ses limites quant à une survie prolongée.
    En 1995, la bithérapie AZT + ddI ou AZT + ddC s'est révélée efficace sur des sujets n'ayant subi aucun traitement préalable ou déjà traités en monothérapie par l'AZT. Cette association a permis de réduire les décès de 30% et de retarder la survenue des maladies opportunistes. AZT, ddI et ddC agissent sur l'inhibition de la transcriptase inverse.
    En 1997, l'efficacité des inhibiteurs de la protéase a été démontrée. En effet, l'association AZT + ddC + Ritonavir ou AZT + ddI + Ritonavir ou encore AZT + Ritonavir diminue la charge virale, augmente le nombre des lymphocytes et retarde l'apparition des maladies opportunistes et du sida. Le risque de décès est réduit de moitié. Cependant, la variabilité génétique du HIV a permis à des virus mutants, et donc modifiés, d'échapper à la réponse immunitaire de l'organisme et de la contourner. Il en est résulté une résistance ou une faible sensibilité aux antirétroviraux. Pour pallier cette résistance, on associe désormais inhibiteurs de transcriptase inverse, qui agissent à un stade précoce de la réplication virale, et inhibiteurs de protéase, qui agissent à un stade tardif.
    • Les inhibiteurs de la transcriptase inverse :
    Le HIV est un rétrovirus à ARN possédant une enzyme, la transcriptase inverse, qui transforme l'ARN viral en ADN, au sein d'une cellule hôte. Il se multiplie alors pour former des virus nouveaux et infectants. L'une des grandes familles de médicaments destinés à lutter contre le HIV est celle des inhibiteurs de cette enzyme. Ce sont des analogues des nucléosides, qui sont insérés par la transcriptase inverse dans la chaîne d'ADN viral en formation en la rendant non fonctionnelle; les protéines virales ne peuvent plus alors être synthétisées.
    L'AZT, ou zidovudine, premier antirétroviral, bloque l'action de la transcriptase inverse ainsi, le virus HIV ne se multiplie pas dans le noyau de la cellule hôte. D'autres inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse ont été aussi commercialisés.
    • Les inhibiteurs de protéase :
    Les protéases synthétisées par le HIV sont des enzymes qui coupent les protéines virales endogènes en fragments fonctionnels et actifs. Une nouvelle classe de médicaments, les inhibiteurs de protéases ou antiprotéases, empêche cette enzyme de fonctionner et, indirectement, laisse inactives les protéines virales formées : le virus ne peut pas aboutir à sa forme définitive.
    Ces molécules sont associées aux inhibiteurs de la transcriptase inverse et ne peuvent être utilisées en monothérapie. La trithérapie permet d'abaisser la charge virale, qui est un critère de référence de l'efficacité du traitement.
    Au début du traitement, ces médicaments peuvent provoquer des nausées, des vomissements ou des diarrhées. Ces effets secondaires disparaissent souvent après les premières semaines de traitement; ils doivent être soigneusement expliqués afin d'éviter tout découragement, il est important de maintenir la motivation du malade.
    • Vaccin et perspectives  
    Un vaccin contre une maladie virale consiste à inoculer à un sujet des virus atténués ou tués ou des protéines virales, qui stimulent l'immunité grâce à la production d'anticorps spécifiques. Les interactions anticorps-virus neutralisent les fonctions virales.
    En réalité, la mise au point d'un vaccin se heurte à de nombreuses difficultés qui viennent de la nature même du virus. Le virus du sida n'est pas éliminé naturellement par les anticorps produits par l'organisme; il est de plus assujetti à des mutations rapides et, de surcroît, on a de grandes difficultés à produire un modèle animal identique à l'Homme. La connaissance incomplète du virus n'autorise pas, en effet, à l'expérimentation directe sur l'Homme.
    Deux types de vaccins sont en développement :
    — les vaccins peptidiques (glycoprotéines d'enveloppe gp120) — le vaccin anti-gp 120 a montré une efficacité chez le chimpanzé, il est encore à l'étude;
    — les vecteurs recombinants (inclusion d'un gène codant pour une protéine virale dans un adénovirus).
    La thérapie génique étudie depuis plusieurs années le problème du traitement de l'infection par le HIV selon plusieurs orientations : l'introduction d'un gène dans les lymphocytes infectés qui perturberait l'expression ou la fonction des protéines virales ou l'introduction d'un gène dans les lymphocytes pour les protéger de toute infection virale. On réfléchit aussi à la possibilité d'introduire des gènes dans les cellules souches de la moelle osseuse — siège de la division et de la maturation des cellules immunitaires — pour protéger les lymphocytes nouvellement formés contre une infestation par le virus.
    De nouvelles combinaisons de médicaments (multithérapies) plus efficaces et mieux tolérées sont aussi étudiées.
  • Clonclusion :


  • Le sida, syndrome d'immunodéficience acquis ou syndrome immunodéficitaire acquis , est caractérisé par une déficience du système immunitaire. Le HIV a été découvert en 1983 par une équipe de virologistes de l'Institut Pasteur (Paris), dirigée par le professeur Luc Montagnier. Il ne se reproduit qu'au sein d'une cellule hôte qu'il détruit. Le virus s'attache à la cellule cible (lymphocyte CD4) puis pénètre dans le cytoplasme. Il peut être transmit par voie sanguine, sexuelle, lors du don de sperme ou lors de l'allaitement. Aujourd'hui il existe plusieurs moyens pour le combattre main le vaccin n'est encore mis au point. L'unique protection pour le sida est la prévention. Les rapports sexuels protégé, la lutte contre la toxicomanie intraveineuse, le contrôle des produits biologiques, le traitement des femmes enceintes en cours de grossesse, la contre-indication de l'allaitement chez les femmes séropositives, la désinfection et la stérilisation du matériel médical souillé, l'utilisation généralisée de matériel à usage unique, le respect des règles d'hygiène, sont des moyens pour s'en protéger du sida. Il est l'une des maladies les plus mortels du monde entier.






    mercredi 8 décembre 2010

    Sida : la pandémie se stabilise

















    • L’impact de l’épidémie du sida au Togo s’atténue d’après les derniers chiffres publiés par l’Onu et rapportés vendredi par L’Union.
      La tendance globale est à la stabilisation de la prévalence depuis 2005 ; le taux passant de 3,5% à 3,% en 2008 et 2009.
      Voici une sélection d'articles publiés par L'Union
      Verbatim
      L’Ufc pour la violence politique ?
      Certainement que les langues se délieront encore longtemps sur l’agression contre la personne du leader charismatique de l’opposition togolaise de tous les temps. Monsieur Gilchrist Olympio a essuyé des jets de projectiles et de sable par des militants abondamment surexcités du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (Frac) dès qu’il fit son entrée à la plage où ces derniers tenaient leur meeting de contestation contre la réélection de Faure Gnassingbé. Il a dû alors rebrousser chemin pour rentrer calmement chez lui sous haute protection policière.
      Dans les milieux politiques, c’est la consternation, la désolation, l’indignation et le regret…avec un soutien fort au Président National de l’Ufc. Le Président du Parti du renouveau et de la Rédemption (Prr) a déclaré : « Nous avons été choqués au Prr par l’outrage dont a été victime M. Olympio. » avant d’ajouter : « Qu’importe ce qu’on peut reprocher à M. Olympio. Aucun démocrate ne peut et n’a le droit de l’outrager et de le rudoyer, surtout à son âge.» Celui du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (Mcd), Me Tchassona-Traoré dénonce ce comportement inhumain en exprimant sa désolation : «En tant que responsable politique, je trouve cela désolant », a-t-il affirmé. Le 2ème vice-président de l’Union des Forces de Changement (Ufc), le parti de Gilchrist Olympio, El hadj Bouraïma-Diacbacté, de son côté s’étonne « que Gilchrist qui a créé l’Ufc et qui s’est beaucoup sacrifié pour l’existence de ce parti soit livré à la vindicte populaire des enfants d’un quartier de Lomé. » Quant à Me Yawovi Agboyibo, Président d’honneur du Comité d’Action pour le Renouveau, il a rendu personnellement une visite d’amitié à son «compagnon de misère» pour lui apporter son soutien.
      Dans la foulée des réactions, des accusations formelles sont dirigées contre certains responsables de l’Ufc, en l’occurrence Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Eric Dupuy et Isabelle Améganvi. Le député Habia Nicodème de l’Ufc - lui-même a subi les foudres de certains jeunes qui l’ont copieusement tabassé jusqu’à lui déchirer son habit sous le regard indifférent des frondeurs Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson- n’est pas allé par quatre chemins pour porter la responsabilité de l’agression à ses compères susnommés. Ne comprenant pas l’acharnement des deux « anciens protégés de Fo Gil », El hadj Bouraïma-Diabacté estime clairement que : « Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre ne peuvent pas dire qu’ils ne sont pas les auteurs de cet acte criminel du samedi 17 avril 2010.»
      La violence qu’emploient ces nouveaux leaders de la rue est quotidiennement dénoncée par la presse. Ainsi, les responsables des organes de presse sont agressés partout dans la capitale Lomé.
      Après Emile Kouton de l’Afp, c’est au tour de Peter Dogbé de Rfi de voir le pare-brise de son véhicule caillassé par des badauds à la solde des chefs du Frac. Quant à Dimas de Forum de la Semaine et d’autres confrères critiques envers la méthode forte de ce Front, ils sont dans leur collimateur et attendus au bon moment pour subir leur vindicte. Les gens de la presse sont consternés eux aussi, à l’exception de quelques-uns qui défendent toujours la violence.
      Il n’est pas superflu de remonter un peu les évènements pour rappeler que certains confrères avaient toujours pris Jean-Pierre Fabre pour responsable des violences politiques dans le pays. En son temps, ceux qui se plaignent de lui aujourd’hui l’ont toujours défendu bec et ongle en traitant les journalistes de manipulés du régime. Les faits donnent aujourd’hui raison à ces derniers. Ne dit-on pas que : « qui sème le vent, récolte la tempête. » En tout cas, El hadj Bouraïma- Diabacté a averti : « Ce sont ceux qui créent la violence au sein du parti qui partiront. Si non, s’ils persistent, la violence répondra à la violence. » Fin de citation.
      Agressé au siège de son parti l’Ufc
      Le député Habia porte plainte contre Jean Eklou et ses complices

      Le scrutin présidentiel du 04 mars dernier continue de faire des victimes au sein de l’opposition. Après l’agression horrible contre le Président national de l’Ufc M. Gilchrist Olympio, le Premier Vice-président de la Ceni Me Homawoo Jean-Claude, c’est au tour du député Habia de subir l’intolérance des jeunes de l’Ufc. Mécontent, il porte plainte contre ses agresseurs…Pour que justice lui soit rendue.

      « Ce jour 19 avril 2010, j’ai animé une conférence de presse à mon domicile entre dix heures et midi. Après la conférence, un ami m’a appelé pour me dire qu’on a affiché la liste de ceux qui ne doivent plus mettre pieds au siège de l’Ufc. Mon nom figurait sur cette liste. Aux environs de 15 heures, j’ai décidé de m’y rendre. Lorsque je suis arrivé à l’entrée du siège, certains jeunes ont commencé par applaudir et d’autres ont demandé pourquoi ils m’applaudissaient au lieu de me lapider. C’est ainsi que ces derniers, munis d’armes blanches ont commencé par me brutaliser. Ils ont déchiré mon habit. » C’est en ces termes que le Président de la Jeunesse de l’Ufc relatait les faits de la violence dont il a été victime. Il poursuivra les explications en affirmant que le Secrétaire Général et le Premier Vice-président de l’Ufc Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson étaient les témoins passifs de cette agression physique.

      Explicitement, le député humilié a identifié le sieur Jean Eklou, responsable de la Jeunesse de Lomé, comme l’instigateur de ce coup. « Tout s’est passé également devant le responsable des jeunes du parti section Lomé, en la personne de Jean Eklou. C’est d’ailleurs lui qui incitait les jeunes à venir m’agresser», a-t-il soutenu.
      Devant ces faits dignes d’un autre siècle, le député ne trouve pas une autre alternative que de porter plainte contre les auteurs de ce forfait afin que justice soit rendue. C’est ainsi qu’il s’est présenté devant les forces de sécurité pour déposer une plainte formelle contre X.
      L’agression subie par l’honorable député est la suite logique de son soutien indéfectible au Président national de l’Ufc que certains lieutenants cherchent à évincer de manière non catholique. Par la force peut-être.
      Enquête après le cri de détresse de l’ANCE
      Des projets de loi qui dorment au Parlement depuis 15 ans
      Pendant que des départements ministériels traînent des polémiques financières, que des sociétés d’Etat sont progressivement mises sur le chantier des réformes, les élus du peuple marquent aussi leur territoire par une nécessité de réveil dans le travail parlementaire. Nous relayions en début de semaine le cri de détresse de l’Alliance nationale des consommateurs et de l’environnement (ANCE) qui ne comprend pas que le projet de loi réglementant la production et la commercialisation du tabac au Togo se trouve depuis deux ans en souffrance à l’Assemblée nationale. En réalité, l’association devra prendre son mal en patience. Aux nouvelles, il y a des projets de loi (valablement adoptés par l’Exécutif) qui continuent de se reposer sur la table de l’Assemblée nationale depuis 1996, c’est-à-dire environ 15 ans. Aux Services législatifs, cela doit poser un réel problème. Par manque d’un bon système d’archivage, il est difficile de retrouver ces projets de loi si on se décide à aller à leur étude.
      De l’autre côté, dans les archives du gouvernement, rien ne garantit qu’on va aisément y retrouver des traces.
      Pis est, à en croire un observateur du travail parlementaire, il faut se demander comment se fait ce travail. Dans les commissions, l’analyse visuelle des questions souvent posées aux commissaires du gouvernement démontre à suffisance le niveau de possession des questions nationales et internationales par les députés. Au point que, conscients du phénomène, des ministres banalisent cette étape du travail. « Des fois, ils leur manquent de considération », confie notre source. Si ce n’est que, des fois, certains membres de l’Exécutif se permettent d’envoyer dans les commissions des collaborateurs qui ne répondent pas de toutes les interrogations. Plus amère, elle ajoute que tout se passe comme si l’élu est quelque part redevable au nommé. Autre constat fait au palais des congrès : il y a 3 ou 4 commissions sur les 7 permanentes dont le travail est quantifiable.
      En exemple, au Mali, lorsqu’un texte est affecté à une commission, celle-ci envoie des questions par écrit au ministre concerné. Pour la bonne appréhension.
      Ce dernier est tenu d’y répondre aussi par écrit. Par après, la commission met en jeu ses réseaux d’information parallèles pour savoir si le ministre est franc ou démagogue. Souvent ce sont les vrais praticiens du domaine qui sont mis à contribution. Ensuite, le ministre est invité en commission pour débats et confrontations des idées. Il a chaud s’il a raconté au départ des faussetés. Des ministres ont été ainsi démis par ce seul fait. Et le texte est validé en commission avant la plénière et l’autre débat avec le ministre. Passons.
      Suivant un rapport d’évaluation courant 2008, la production législative togolaise est de 19 lois par an depuis 2000. La fonction législative est donc imparfaite : aucune proposition de loi depuis deux décennies. Même si, depuis 2007, rien ne s’oppose politiquement à ce que les députés usent de leur droit d’initiative législative. Il subsiste visiblement au Parlement le poids d’un passé marqué par un abaissement politique de l’institution parlementaire. D’où la nécessité de se mettre au travail.
      Dans les principes, l’Accord politique global reconnaît le « rôle déterminant de l’Assemblée nationale pour la crédibilité des institutions démocratiques ». L’article 83 de la Constitution établit une égalité entre l’Exécutif et le Législatif : « l’initiative des lois appartient concurremment aux députés et au gouvernement ». C’est-à-dire des députés en mesure de jouer efficacement leur rôle dans la Nation nouvelle voulue.
      L’Assemblée exerce sa prérogative par divers mécanismes au nom desquels les commissions d’enquête et de contrôle, la procédure des questions orales, écrites et de l’interpellation, la mise en jeu de la responsabilité du gouvernement par la question de confiance ou la motion de censure. Au finish, combien de députés savent rédiger dans la forme une proposition de loi ?
      Les jours comptés pour le «président élu»
      Attendu par ses pairs et le personnel de l’Assemblée nationale (peut-être pour un accueil à son rang), après la blague de boycott de la séance d’ouverture de la première session ordinaire de l’année, le député Jean-Pierre Fabre a dribblé tout le monde ce 20 avril 2010 pour la première séance plénière de l’année. Et n’a pas toujours regagné son bureau du palais. Les députés de son parti avaient retrouvé le travail parlementaire, sauf lui. De surcroît le président de son groupe parlementaire.
      A priori, le « président élu » de l’Union des forces de changement (UFC) cherche la bonne carburation pour retrouver un palais qu’il a tant rêvé abandonner pour celui de la Marina, au bord de mer. Quelqu’un qui est « élu » par le peuple ne se rabaisse pas à ce point. L’écharpe et le pin du député deviennent peut-être encombrants pour l’honorable.
      Seulement le président du groupe parlementaire fait partie intuiti personae de la conférence des présidents qui fixe l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée nationale, sur convocation du président de l'Assemblée nationale au début de chaque session et chaque fois que nécessaire. Il n’a pas encore démissionné. Il doit vite se débarrasser du complexe et retrouver son job pour lequel il est supporté par le contribuable, même s’il faut préserver la chaussure de contestation des samedis.
      Lorsque les absences rimeront à un abandon de rôle, la déduction des textes sera faite. Principalement, ce qui est prévu sur les indemnités parlementaires. « Tout député ayant enregistré plus de trois absences, sans justifications valables au cours de la même session, s'expose aux sanctions… » (article 51 du règlement intérieur).
      Abass Bonfoh a grondé au perchoir
      Pour lancer tranquillement la première séance de ce 20 avril dernier, Abass Bonfoh a simplement grondé. Et pour cause, la place habituelle des secrétaires parlementaires n’était pas occupée. Si le second est officiellement en mission avant cette date, le premier était pourtant présent au palais des congrès quelques minutes avant l’entrée en salle du patron des lieux. Curieusement, il est devenu introuvable quand on l’attendait dans sa fonction. Le président rougit et veut appeler à la rescousse un secrétaire de circonstance parmi les députés. Finalement, le recherché bondit et calme la colère du chef.
      Suivant le règlement intérieur du Parlement, les secrétaires parlementaires assistent le président dans la conduite des débats. Ils inscrivent les députés qui demandent la parole, contrôlent les appels nominaux, constatent les votes à main levée ou par assis et levé et dépouillent les scrutins. Les secrétaires parlementaires veillent à la rédaction du procès-verbal des séances.
      Quant à lui, son absence n’a pas fait grand bruit même si le grief n’est pas effacé. La séance ne s’est déroulée qu’avec un huissier parlementaire, au lieu de deux. Une récente mission d’évaluation a fait cas de l’absence d’un statut du personnel.
      Ratification des Actes sur les télécommunications
      Pousser le Togo à passer à la numérique après 2012
      L’Assemblée nationale a donné le ton des trente ratifications et adhésions inscrites en priorité de l’actuelle session ordinaire de l’année. A la première séance du 20 avril dernier, elle a ouvert la ratification des Actes finals de la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications d’octobre 1994 et novembre 1998 et ceux de la Conférence régionale des radiocommunications chargée de réviser l’Accord GE 89 de juin 2006.
      On apprend que le Togo sentira le besoin de la présente ratification dès qu’il passera à la numérique, alors même que la réalisation des objectifs de ces trois Actes finals intervient après 2012. Autrement, les équipements actuels de la télévision nationale n’auront plus leur utilité si l’on recherche la bonne qualité de son, d’images et de messages. En termes d’avantages, une attribution chaque année de bourse d’étude en télécommunication, un droit de vote sur certaines questions spécifiques et une attribution de nouvelles fréquences. Encore qu’il faut contribuer aux dépenses de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Pour le compte du budget biennal 2008-2009, la valeur contributive est de 8.943.750 Fcfa pour avoir choisi le moins coûteux des paliers (entre 1/16 et 40 unités, avec le plafond fixé à 318.000 francs suisses).
      Il s’agit plus que tout d’une urgence car la technologie bouge considérablement. Toutes les télévisions sur analogie ne seront plus adaptées d’ici dix ans, et ne seront même pas protégées après 2015.
      Pour la théorie, au sein de l’UIT, les gouvernements et le secteur privé collaborent pour coordonner l’exploitation des réseaux et services des télécommunications et pour promouvoir les nouvelles techniques de l’information et de la communication.
      Conclusion des marchés publics en mars
      527.554.068 francs Cfa pour 16 contrats
      Après le petit record de trois contrats publics en février, la barre tend à nouveau vers sa moyenne habituelle. Pour le mois de mars, le Comité d'étude et de contrôle des projets de marchés (CECPM) a officialisé le 13 avril dernier seize (16) marchés dont les attributaires sont Sinocar Sarl, Ets Les Aigles, Ecob Sarl, ENTTP, Ets le Progrès, Gelloq Togo, GER Sarl, CB Génie Civil, Groupement de bureaux AGECET BNETD, ETECC, Cabinet IFFA, Togo Consulting, KAP'AFREEK Sarl, Groupe ICAD, Audit Expertise Comptable et NECCTO. Pour un montant global de 3.304.505.546 francs Cfa. La palme est revenue à l’entreprise ENTTP avec 527.554.068 francs Cfa pour les travaux de construction des ouvrages de franchissement mixtes acier-béton sur certains tronçons du réseau routier en terre dans le cadre des travaux de construction des fondations, culées, piles, remblais d’accès et ouvrages de protection des ponts mixtes acier-béton au Lot 1 du Pont de Haho Kpessimé-Agbélouvé-Zafi-Ahépé dans la région maritime. Par appel d’offres national ouvert.
      Les autres objets sont la fourniture de matériel roulant et services connexes à l’Université de Kara, l’acquisition d'un camion grue pour l'entretien des ouvrages d'approvisionnement en eau potable en milieu rural, les travaux de construction des ouvrages de franchissement mixtes acier-béton sur certains tronçons du réseau routier en terre dans le cadre des travaux de construction des fondations, culées, piles, remblais d’accès et ouvrages de protection des ponts mixtes acier-béton au lot n° 2 du Pont de Ougbo - Bas sur le tronçon Hihéatro - Kougnohou au PK 15, pont de 2 x 30 m de portée dans la région des Plateaux, au Lot n°3 du Pont de Défalékopé-Toulé au PK 8, pont d’une portée de 1 x 40 m, dans la région Centrale, au Lot n° 5 du Pont de Nada sur le tronçon Sokodé – Bawouda - Passoua au PK 3.2, pont de 1 x 40 m de portée, dans la région Centrale, au Lot n° 7 du Pont de Kpezindè sur le tronçon Sokodé - Kara - Landa Pozenda au PK 8.5, pont de 1 x 40 m de portée dans la région de la Kara, au Lot n° 8 Kanté - Ataloté - N’Boratchika au PK 50.5, Pont de 1 x 40 m de portée dans la région de la Kara. Et le contrôle et surveillance des travaux de construction des fondations, culées, piles, remblais d’accès et ouvrages confortatifs et de protection des ponts mixtes acier-béton, mission 2 et mission 1 ; les prestations d’études architecturales du projet de construction de la nouvelle Université de Kara dans son ensemble sur son site de Pya dans la région de la Kara ; les prestations d’études techniques du projet de construction du bloc administratif et du bloc pédagogique de l’Université de Kara dans le site de Pya dans la région de la Kara ; l’élaboration de DAO et la supervision des travaux restants dans les CRETFP de Kpalimé et de Dapaong ; l’audit des comptes du projet BID II-Hydraulique villageoise dans les régions des Savanes et de la Kara ; les travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au Centre hospitalier universitaire de Tokoin - Lot 1: travaux de construction du dispensaire de Bodjé dans la préfecture de Kpélé.
      La société KAP'AFREEK Sarl, elle, a gagné début avril, par gré à gré, la fourniture de 15.000 pièces de 12 yards, soit 180 000 yards de tissus pagnes imprimés à motifs Cinquantenaire Indépendance du Togo au Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC, service technique) pour un montant de 225 millions de francs Cfa.
      Au total, dix attributions par appels d’offre, cinq par gré à gré et une consultation restreinte. Et, pour les financer, le budget autonome de l’Université de Kara, le budget de l’Etat, Gestion 2010 et 2011, un accord de prêt BIDC, un accord de prêt FAD et un accord de prêt BID.
      Lutte contre le Sida au Togo
      Le taux de séropositifs baisse à 3%

      L’impact de l’épidémie du VIH Sida sur la population togolaise s’atténue d’après le quatrième de la Session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies (UNGASS) adopté mardi par le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) dont copie a été remis à L’Union. Dans la population générale, la tendance globale est à la stabilisation de la prévalence du VIH depuis 2005, passant de 3,5% à 3,0% en 2008 et 2009, indique Abi Tchao Tagba, secrétaire permanent du CNLS. Ches les femmes enceintes en consultations prénatales, la tendance est à la baisse de la prévalence entre 2003 et 2009, passant de 4,8% en 2003 à 3,4% en 2008 puis à 3,9% en 2009.
      Mais la stabilisation du taux de prévalence générale cache des disparités importantes, reconnaît le responsable du CNLS. La prévalence du VIH chez les femmes enceintes décroît de Lomé commune vers la région des Savanes et elle reste toujours plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural. «La prévalence du VIH est neuf fois plus élevée (29,5%) chez les professionnel(le)s du sexe et deux fois plus élevée chez les militaires (7,7%) et les détenus de Lomé (7,6%) que dans la population générale», affirme M. Tagba.
      Des efforts dans la prévention
      «Pour arriver à ce résultat, beaucoup d’efforts ont été faits à tous les niveaux», souligne de son côté Atinédi Gnansah, responsable de la communication au CNLS. Les services de conseil et dépistage sont renforcés passant de 51 CDVA en 2007 à 97 en 2009, soit un taux d’accroissement de 78%. Chez les professionnel(le)s du sexe, 60% ont subi le test de dépistage au cours des douze derniers mois et en connaissaient le résultat. 87% connaissent un lieu de dépistage et 82% sont touchés par un programme de prévention du VIH. Chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, 53,2% ont subi un test VIH et en connaissaient le résultat, 57% connaissent un lieu de dépistage et 46% sont touchés par un programme de prévention, souligne le rapport.
      Les services de prévention de la transmission mère-enfant sont assurés dans 128 sites répartis dans les 35 districts sanitaires en fin 2009, contre 47 sites en fin 2008. Plus de 42.101 femmes enceintes ont fait le dépistage du VIH en 2009 dont 2.589 étaient séropositives, soit une prévalence de 6,1%.
      L’enseignement du VIH est effectif dans 9 établissements scolaires publics et confessionnels sur 10, et 7 établissements scolaires laïcs sur 10 ; dans 98,5% des établissements de l’enseignement général et 74,6% d’établissement techniques ; dans 98% des établissements du premier degré, 88% des établissements du secondaire et dans 91,5% des établissements du 3ème degré. «Cependant, relativise Abi Tchao Tagba, si nous considérons le nombre d’heures consacré à l’enseignement du VIH dans une classe par an, seuls 40 établissements pour mille ont déclaré avoir consacré 10 heure set plus par an pour l’enseignement du VIH dans les classes». Un score qu’il estime néanmoins «nettement amélioré par rapport au résultat de 2007 où trois établissements pour mille avaient déclaré avoir consacré 10 heures et plus par an à l’enseignement du VIH dans les classes».
      Le traitement
      En tout 115 structures accréditées réparties dans les 35 districts sanitaires du pays offrent des services de traitements par les antirétroviraux (ARV). 47% de ces structures sont des publiques, 36% sont des associations et 19% des structures privées et confessionnelles à but lucratif. La dispensation des ARV est assurée dans 42 structures de prise en charge.
      Depuis novembre 2008, les autorités ont rendu les ARV gratuits pour les malades. Du coup, remarque le CNLS, le nombre de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sous ARV est passé de 11.211 en 2008 à 16.710 en 2009, soit une augmentation de 49%. Le taux de couverture thérapeutique en 2009 était de 32,9% contre 27,3% en 2006. Chez les femmes enceintes séropositives ayant reçu les ARV pour réduire la transmission mère-enfant, la proportion est passée de 17,9 à 27,9% de 2008 à 2009.
      Enfin, d’après le rapport, 7,757 milliards de francs Cfa ont dû être mobilisés pour financer les interventions dans différents domaines. La gestion des projets absorbe près du tiers des ressources mobilisés, alors qu’un cinquième seulement des dépenses sont allouées au traitement. Les dépenses de sida sont par ailleurs fortement tributaires des ressources extérieures car, 83% des ressources mobilisées proviennent des fonds internationaux, 11% du secteur privé et 6% du secteur public. Le pays se prépare, cette année, à bénéficier du 5ème round du financement du Fonds mondial.
      Sous prétexte de créer une microfinance
      Double Star Global Investment escroque 86 millions en 9 jours

      Il y a de ces affaires alléchantes auxquelles l’on ne peut se permettre de résister. Tellement le bénéfice est gros, et dépasse l’entendement. C’est le scénario que vient de présenter la société-éclair de microfinance «Double Star Global Investment». En dix jours, cette société, qui s’était munie de faux documents d’autorisation d’installation au Togo, aura vécu et rassemblé 863 millions 451 mille francs Cfa. Sentant la police judiciaire fouiner dans ses affaires, les promoteurs se sont aussitôt volatilisés dans la nature. Bien entendu, en emportant la recette.
      A «Double Star Global Investment», on laisse son argent travailler pour soi, souligne le dépliant de 6 pages fait à la va-vite avec quelques coquilles. On y gagne vite, et gros. C’est ce que propose, par exemple, le service de placement d’argent. Un investissement de 10 mille francs vous rapporte, au bout de 4 semaines, le «Double» comme l’indique le nom de l’entreprise, soit 20.000 francs. Ainsi de suite, un million de francs vous fait gagner deux millions, et deux millions de francs vous en rapportent quatre. Même dans les pétro-nations, les institutions de crédit n’ont jamais été aussi loin pour les intérêts sur dépôt.
      La même est vendue
      Les promoteurs de «Double Star Global Investment», des Nigérians, des Togolais, des Ivoiriens… avaient débarqué au Togo dans l’intention ferme, et bien décidés, de boucler au moins les quatre premières semaines et de disparaître avec la collecte. L’activité a démarré le 8 avril 2010, avec quelque 40 agents commerciaux déployés sur le terrain qui font la ronde et touchent un pourcentage sur les collectes. Curieusement, et c’est là la différence avec un système normal, la recette du jour contourne l’entrée de la banque où elle est supposée être gardée. L’intermédiaire chargé de le convoyer traverse la frontière-Est et va la déposer dans les poches d’un Aladji au Bénin.
      Mais loin de ce manège, un anonyme, un peu surpris par le taux d’intérêt proposé sur les dépôts par cette structure de microfinance, en touche un mot à la police judiciaire. Les pions sont aussitôt lancés pour établir si cet anonyme n’est pas plutôt jaloux des acquis de «Double Star Global Investment». En contrôle de routine le vendredi 16 avril 2010, la police judiciaire découvre avec facilité dans leurs bureaux à Agoènyivé (nord de Lomé) que l’autorisation d’installation N°040665 MDPRCPSP/DCIC du ministère délégué auprès du président de la République chargé du Commerce et de la promotion du secteur privé était… du faux. Les autres papiers afférents étaient également aussi falsifiés. L’Union apprend d’une source policière que les documents ont été fabriqués au Bénin voisin.
      La société ferme en 9 jours
      Sans s’en rendre compte, la police judiciaire venait de leur mettre la puce à l’oreille par cette visite de routine. A la DPJ, on en est tout aussi conscient. Ce qui a justifié une descente au petit matin du samedi 17 avril. C’était un peu tard : le gros du personnel s’est fondu dans la nature. Sauf un Togolais et son collègue ivoirien qui se sont fait prendre. La société «Double Star Global Investment» a ainsi fermé boutique, au bout de neuf jours seulement. Mais elle aura eu le mérite de réaliser 86,457 millions de francs de recettes. De ce total, 3,808 4 millions de francs ont servi pour le fonctionnement interne de la boîte, d’après nos informations. Ça va vite et ça dépense comme ça gagne.
      Sur les lieux, une somme de 28 millions de francs a été découverte par la police. Sans doute la collecte de la veille qui n’a pu prendre le chemin de la banque Aladji au Bénin.
      D’après nos infos, le Togolais Amévor et son Ivoirien de collègue ont été déférés mercredi devant le procureur de la République. Avec leurs faux papiers d’installation et le reliquat des collectes. Ils ont le mérite d’avoir exploité la naïveté de certains citoyens qui courent trop vite derrière l’argent en ces temps de difficultés financières. Mais «Double Star Global Investment» aura également le mérite d’attirer l’attention des autorités sur la légalité de ces structures de microfinance qui poussent un matin et disparaissent le lendemain, créant plus de misère aux pauvres clients.
      Réduction de la fracture numérique
      La BOAD octroie un prêt de 1 milliard Cfa à Isocel SA du Bénin
      La Banque ouest africaine de développement (BOAD) a octroyé mardi un prêt d’un milliard de francs Cfa à la société ISOCEL SA relatif au financement partiel du projet d’extension du réseau d’accès haut débit à Internet au Bénin. Le prêt va permettre à ISOCEL SA d’étendre la couverture de son réseau d’accès vers de nouvelles localités, de Porto Novo à Djougou, en passant par Ouidah, Bohicon, et Parakou. Cotonou, la capitale économique, bénéficiera également de ce prêt avec l’augmentation de la capacité du réseau existant, qui pourra desservir dans les semaines à venir plus de 45.000 abonnés.
      Selon les chiffres de fin décembre 2009, sur 991 millions d’habitants, l’Afrique comprenait 86 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de 8,7% quand la moyenne mondiale est autour de 26%. La totalité des utilisateurs en Afrique représente seulement 4,8% des internautes du monde. Cependant, avec 1809,8% de taux de croissance du nombre d’utilisateurs entre 2000 et 2009, l’Afrique a le plus fort taux de croissance du nombre d’utilisateurs au monde. «Dans cet environnement qui dispose de ce potentiel de croissance et qui est de plus en plus marqué par la prédominance des technologies sans fil, nous pouvons dire que la Société ISOCEL s’inscrit de plein pied dans une dynamique de vulgarisation de l’accès à Internet et de réduction de la fracture numérique par la technologie Wifi», a souligné Abdoulaye Bio-Tchané, président de la BOAD, avant de formuler le vœu que ce projet soit un modèle d’engagement dans la vulgarisation des technologies de l’information et de la communication, spécifiquement auprès des populations rurales dans la sous région.
      Avec ce nouveau prêt, la BOAD porte à 53.421.000 francs le volume global de ses engagements au titre du financement du secteur privé au Bénin.
      Cybercriminalité
      Ces entreprises canadiennes qui offrent du boulot
      Sur internet, des entreprises fictives, soi-disant canadiennes, promettent des emplois moyennant des frais de dossiers. Depuis le début de ce mois c’est une certaine société implantée au Canada nommée NEW CONSULTING IMMIGRATION en collaboration avec le service de Citoyenneté et Immigration au Canada qui offre des emplois dans les domaines du transport, de la communication, de la plomberie, de l’informatique, du secrétariat, de la banque …dans ses agences dans les villes de Québec et Montréal.
      Les candidats retenus pourront intégrer des postes dans les Ressources Humaines, les services financiers et juridiques, du développement et de la communication. «Les jeunes ingénieurs sont également les bienvenus au sein de notre service d'informatique», précise l’offre. Ils recherchent avant tout des personnes capables de s'adapter à leur environnement de travail. «Afin de lutter contre la pauvreté et le chômage dans le monde, nous avions ouvert cette session de recrutement vers le reste du monde afin de permettre aux jeunes diplômés et cadres d'autres pays qui sont sans emploi fixe de mettre leurs expériences en notre service», rajoutent-ces agences.
      Mais attention ! Après acceptation du dossier de candidature, l’employé même se chargera de la validation de son admission à la Direction des Ressources Humaines car c’est cela qui montrera la motivation de l’employé vis-à-vis de cette immigration et vis-à-vis de cette responsabilité qui l’attend au sein de la société. C’est là que survient le paiement d’importants frais de validation ou d’étude de dossier d’admission qui reste toujours lettre morte.
      Gilles, employé dans un cabinet d’audit, croyais en juin 2002, avoir décroché le job de ses rêves. Il a répondu via Internet à une offre d'emploi de Caledonian offshore Limited, une société soi-disant canadienne de Toronto. « J’étais déjà au stade terminal du processus. J'essayais de collecter de l'argent pour le billet d'avion du Canada. Une fois prêt, je comptais informer mes partenaires canadiens qui m'enverront le nécessaire pour le voyage. »
      En effet, selon ces annonces, celle-ci recrute des travailleurs immigrés pour le compte de sociétés pétrolières qui les feraient travailler sur des plateformes offshore dans le monde entier. Ayant reçu une réponse positive par courrier, Gilles a aussitôt envoyé par mandat poste les 489 US dollars exigés par l'entreprise comme frais de recrutement. Mal lui en a pris car ce qu'il ignore c'est que cette prétendue entreprise de Toronto est inconnue de l'administration canadienne. Vérification faite, ses locaux sont introuvables au Canada où elle n'a jamais été enregistrée.
      L'annonce ne donne aucun contact téléphonique, seulement une boîte postale. Autre détail suspect : ses courriers sont curieusement postés de... Hollande. Autant d'indices intrigants mais qui échappent aux nombreux postulants aveuglés par ces offres fabuleuses.
Chaque candidat est tenu de payer dans un délai de trois semaines à réception de la lettre d'accord (agreement letter) soit la totalité des 489 US dollars pour couvrir les frais de recrutement, soit une avance de 189 $, le solde devant être prélevé sur le premier salaire. «Ces gens sont de gros bandits. Depuis 1978, j'ai postulé ainsi que plusieurs amis pour ce genre d'entreprise et jamais aucun de nous n'a obtenu une suite favorable », révèle Félix une autre victime.
      «Si je réussis à me faire embaucher, je serai gâté. Je gagnerai beaucoup d'argent et de l'expérience », rêve Moussa, un autre candidat qui a déjà payé. Contrairement à Ronny, un jeune licencié sans emploi, qui, lui, a vite flairé le piège quand on lui a répondu qu'il lui fallait envoyer de l'argent. « Comment une société qui veut nous aider à sortir du chômage peut nous demander une telle somme ? », demande-t-il. Doutes justifiés car jusqu'à présent nul ne connaît qui que ce soit qui ait réussi à se faire embaucher par le biais de cette société. Sur le créneau de l'arnaque, Caledonian offshore Ltd n'est pas seule. «J'avais également postulé pour Cruise Ship Employment, une société supposée situer dans l'Ontario au Canada et qui nous promettait des emplois sur des bateaux de croisière », confie Blaise qui s'est fait escroquer de 69 dollars. En retour, il a généreusement reçu un manuel intitulé Cruise ship employment handbook (Manuel de l'emploi sur bateaux de croisière). Ses nombreuses télécopies sont restées sans réponse. Déçu d'avoir été mené en bateau, il conclut : « le livre en question donne des conseils sur la vie en mer, les avantages des différents postes, mais en réalité n'aboutit sur rien ».
      Routes
      Les égoûts curés à neuf
      A l’approche de la grande saison pluvieuse, la Mairie de Lomé procède sur financement de la Banque Mondiale au curage des égoûts de la capitale. L’objectif de cette opération de grande envergure est de rendre facile la circulation dans les caniveaux et vers les lagunes.
      Plus d’une centaine d’agents municipaux devront enlever aussi rapidement que possible les déchets de 64 km d’égoûts pour éviter les risques de pollution aux populations riveraines. 
Avant le démarrage de cette activité de salubrité, dans certains quartiers de Lomé, les égouts sont tranformés en dépotoirs. On y trouve toute sorte d’ordures qui bloquent la circulation des eaux.
      Ce manque de civisme des populations est la cause de nombreux cas d’inondation, les déchets ayant empêché l’évacuation des eaux.



    Le SIDA (dossier)

    1. (Photo:Particules de virus du SIDA (VIH) bourgeonnant à la surface d'un lymphocyte T4 infecté. Vue au microscope électronique, après coloration. Les lymphocites sont des globules blancs jouant un rôle important dans les processus d'immunité de l'organisme. Laboratoire : URA1157 - INTERACTIONS HOTE-VIRUS DANS LES CANCERS ET AUTRES PROCESSUS PATHOLOGIQUES - PARIS © CNRS. Photographe : Charles Dauguet Réf.: 94D00631 ) LE SIDA Généralités SIDA signifie syndrome (ensemble de signes caractérisant une maladie) d'immuno-déficience (affaiblissement des défenses immunitaires de l'organisme) acquise (apparue au cours de la vie). Le sida est la forme la plus grave d'une infection virale par le VIH (virus d'immunodéficience humaine). Il existe deux types de VIH - VIH1 répandu en Europe, USA, Afrique centrale et de l'Est. - VIH2 isolé en Afrique de l'Ouest. · La transmission peut avoir lieu dans trois types de situations précises - lors de rapports sexuels (homo ou hétérosexuels) non protégés. L'infection se fait par le sperme, les sécrétions prostatiques du col de l'utérus et du vagin ; -par contact sanguin à l'occasion de transfusion de sang infecté, d'échange de seringues contaminées, de coupure ou piqûre avec des instruments contaminés ; - par voie materno-foetale, de la mère à l'enfant, au cours de la grossesse, de l'accouchement et de l'allaitement. · L'évolution de la maladie - La primo-infection: elle correspond aux premières semaines qui suivent la contamination par le VIH. L'individu passe de l'état de séronégatif à celui de séropositif : il est porteur du virus, peut donc contaminer un autre individu, mais la maladie peut être asymptomatique (car le système immunitaire parvient apparemment à contrer les effets du VIH). - La phase pré-sida : elle est caractérisée par l'apparition de symptômes (amaigrissement, augmentation du volume des ganglions, diarrhées, fièvre, etc.) dont la persistance atteste l'infection par le VIH. - Le sida déclaré : ce stade correspond à l'apparition d'infections opportunistes, à répétition, essentiellement pulmonaires (pneumocystoses, tuberculose, etc.), de tumeurs cancéreuses (sarcome de Kaposi, cancer du col de l'utérus), de problèmes neurologiques provoquant des altérations des fonctions supérieures. Ces troubles entraînent le décès après un temps variable. · Les chiffres publiés par l'OMS L'étude de la progression de la maladie (depuis 1981) fait état d'une pandénve (épidémie au niveau mondial). Dans le monde : 33,6 millions de personnes sont aujourd'hui contaminées par VIH et 16,3 millions sont décédées depuis le début de la pandémie. Les PED sont les plus touchés (95 %) principalement l'Afrique subsaharienne (23,3 millions), l'Asie du Sud et du Sud-Est (6 millions) et l'Amérique du Sud (1,3 million). Puis viennent l'Amérique du Nord (920 000 cas), l'Europe (800 000 cas) avec une situation alarmante en Europe de l'Est où les cas ont doublé en moins de 2 ans à cause de la toxicomanie intraveineuse et de la prostitution. En France : depuis 1995, on note une stabilité du nombre de nouveaux cas (5 000 à 6 000/an) et une décroissance de la mortalité (60 % en 4 ans) en raison des efforts de prévention, de la baisse des cas de transmission maternofoetale et de la plus longue survie des malades. On note un rajeunissement des victimes (preuve que l'épidémie se poursuit), une progression de la maladie chez les femmes, les hétérosexuels et les populations en situation de précarité sociale. Les problèmes · Les problèmes rencontrés par les malades du sida - Des traitements lourds : les malades dont l'organisme est déjà très affaibli subissent des traitements (trithérapie) dont les effets secondaires sont parfois handicapants (allergies ; diabète ; nausées ; diarrhées, etc.). - L'exclusion : par peur de la contamination, les malades du sida sont souvent exclus de leur milieu familial, amical, scolaire et professionnel. - Des problèmes financiers : séropositivité et sida sont totalement pris en charge par la Sécurité sociale mais l'arrêt de toute activité professionnelle provoque une baisse des revenus. · Les problèmes éthiques - Le dépistage : il est systématique et obligatoire chez les donneurs de sang et d'organes (pour éviter toute transmission éventuelle). Il est proposé à tout professionnel de santé à la suite d'accident ; aux personnes à risque (femmes enceintes et avant une intervention chirurgicale). Mais il ne doit jamais être réalisé à l'insu du patient et dans un but de discrimination (étrangers aux frontières, licenciement, embauche, etc.). - La déclaration obligatoire de séropositivité: le sida est une maladie à déclaration obligatoire mais anonyme par le médecin auprès de la DDASS. Toutefois afin d'améliorer la surveillance épidémiologique de la maladie, un décret du 6 mai 1999 rend obligatoire la déclaration de séropositivité. Bien que cette déclaration obligatoire soit anonyme grâce à un codage informatique, on pourrait craindre un non-respect de la vie privée, de la confidentialité et un contrôle des malades (fichier des séropositifs). - Le secret médical : le code de déontologie médicale prescrit le secret en toutes circonstances. Mais afin de mettre en place le plus rapidement possible les traitements et de protéger le ou les partenaires du malade, l'information de la séropositivité est nécessaire mais ne doit être révélée à l'entourage qu'avec son accord. · Le relâchement des comportements de protection Il est dû à une banalisation de la maladie grâce aux progrès thérapeutiques (on pense qu'on peut « guérir du sida »). Les jeunes abandonnent le port du préservatif lorsque la relation amoureuse se stabilise et on s'aperçoit que le recours au dépistage est de moins en moins répandu. · Les problèmes économiques La prévention, les traitements et la recherche représentent un coût très important (le coût annuel des différentes thérapeutiques est évalué à 1 milliard de francs). Les réponses apportées · La prévention Elle vise à éviter la transmission du VIH par: des campagnes d'information sur les modes de transmission (médias et conférences dans les écoles et les entreprises) et sur le seul moyen de protection: le préservatif (distributeurs, préservatifs à 1 franc dans les pharmacies) ; un dépistage précoce (anonyme et gratuit dans les centres de dépistage) ; des mesures en faveur des toxicomanes (vente libre de seringues en pharmacie, distribution de seringues en échange du matériel souillé, mise en place de programmes de substitution) ; une réorganisation de la transfusion sanguine (dépistage systématique, chauffage des produits sanguins, pratique de l' autotransfusion). · Les traitements Contre les infections (antibiotiques, antimycosiques, antiviraux, etc.) ; contre les tumeurs (chimiothérapie, radiothérapie, etc.) ; contre le VIH : la bithérapie (association de deux antiviraux, AZT et DDI, qui agissent contre la multiplication du virus) et, depuis 1995, la trithérapie (association de deux antiviraux et d'une antiprotéase) qui empêche la réplication du virus, mais celui-ci subsiste dans les cellules et reste susceptible de se transmettre. En 1997, 47 % des malades bénéficiaient d'une trithérapie contre 18 % en 1996. · La recherche Face à l'émergence de phénomènes de résistance aux trithérapies anti-VIH, il est nécessaire de trouver de nouvelles molécules antivirales. Un vaccin préventif fait l'objet de nombreuses études mais le problème est que le virus évolue et risque d'engendrer, par mutation, un élément viral résistant aux défenses immunitaires induites par les antiviraux et vaccins envisagés. · Des mesures contre l'exclusion Les malades bénéficient d'une prise en charge hospitalière (services hospitaliers, hospitalisation de jour, à domicile) et psychosociale (psychologues, assistantes sociales, associations comme Aides, Arcat-sida, Sida info service, Solidarité enfant sida, etc.). Des mesures contre la discrimination : obligation du secret médical ; dépistage sans l'accord de la personne, dépistage à l'embauche interdits ; refus d'embauche ou licenciement pour séropositivité interdits également ; la déclaration du sida (obligatoire) doit rester anonyme. · Conclusion La cinquième conférence sur les rétrovirus et les maladies opportunistes de Chicago (février 1998) a dressé un bilan positif mais pessimiste du sida. En effet, on meurt de moins en moins du sida (44 % de décès en moins dus au sida aux États-Unis), du moins quand les malades peuvent bénéficier au plus tôt de la trithérapie. Mais la progression de la maladie est constante, dramatique et inexorable dans de nombreux pays du tiers-monde (Afrique, Asie et depuis quelque temps la Chine et les pays de l'Est). À cet effet, l'initiative lancée par la France (en décembre 1997, visant à la création d'un fonds mondial de solidarité thérapeutique) et celle d'Onusida (cherchant à lancer des expériences de trithérapie dans différents pays du tiers-monde) prouvent la nécessité d'une solidarité internationale dans la lutte contre le sida.